Sarahen direct de Hódmezővásárhely, Hongrie
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Vendredi matin, le réveil sonne, j’entends qu’il pleut alors je repousse moment de me lever, il est 8h mais je n’ai cours qu’à midi alors 9h c’est suffisant !! Je finis par me lever, me préparer, faire 2, 3 bricoles et je pars en vélo sous la pluie à l’école Klauzal, comme par hasard, c’est l’école la plus loin de chez moi ! En slalomant, j’arrive au boulot qu’à moitié trempée, le plus dur c’est d’éviter les flaques, les routes n’étant pas forcément toutes en très bon état, t’as une chance sur 2 de te prendre soit la flaque soit la voiture qui arrive à fond en sens inverse ! Bref, je suis vivante, je chante « Sur le pont d’Avignon » avec mes élèves de 11 ans – « Et les messieurs font coommmmme ça, et puis encore cooommmmme ça » - Marta, la prof de français me propose de déjeuner à la cantine, je suis un peu réticente mais pour une fois, j’ai le temps (j’ai pas cours à Joszef Attila aujourd’hui, en temps normal, j’ai 10 minutes pour enfourcher ma bécane et changer d’école) et puis c’est gratuit, mon frigo est vide alors j’accepte. Je mange des choses dont j’ignore autant le nom que la texture ou le goût, tout ça est assez nouveau pour moi, j’ai reconnu les haricots verts et les flageolets dans la soupe mais impossible de savoir ce qu’est ce second plat… la viande c’est du bœuf mais l’accompagnement ?? Légumes, pâtes, féculents, je suis encore dans le doute ! Il parait que c’est typique hongrois donc forcément pas de traduction possible et pas de correspondance dans notre nourriture française, pas dégueu’ juste… nouveau !
Je finis donc ce déjeuner dans la cantine où les élèves ne restent à table que quelques minutes, le temps que je mange (bon ok, je sais je mange pas vite mais quand même) ya eu au moins 5 tournées d’élèves, j’avais pas fini ma soupe que les élèves qui faisaient la queue en même temps que moi étaient déjà sortis, du pain plein les poches… Pendant tout le repas, des élèves que je connais et d’autres non, me disent « bonjour madame » à tout va, je dois être la seule non-autochtone qu’ils connaissent alors ils me prennent pour une chose étrange et me regardent manger ! Je ne sais pas si je réitèrerais la cantine ici… Retour dans la salle des profs, Marta me propose un café, je refuse poliment, il faut que je rentre, j’ai plein de choses à faire cet aprem. Je regarde par la fenêtre, il pleut des cordes, « un café, pourquoi pas finalement ? Je suis pas SI pressée que ça ! ». Un petit ¼ d’heure plus tard, je regarde par la fenêtre, merde il pleut toujours, tant pis, je me lance, faut bien que je rentre, on me prête gracieusement un parapluie, mais ce ne sera pas suffisant pour empêcher la douche (c’était même plutôt dangereux : Sarah sur un vélo, un parapluie à la main, une pluie battante et une chaussée trempée (donc des freins qui ne fonctionnent plus), je vous laisse imaginer ce qui aurait pu se passer…), je suis donc arrivée trempée de chez tremper, les chaussures, les chaussettes, le jean qui colle et bien évidemment, 10 minutes plus tard, la pluie cesse et le soleil se pointe. Un sentiment d’être maudite m’envahit ! Je me change, prends mon courage à 2 mains, (une troisième n’aurait pas été de trop !), profite de l’accalmie et repars à vélo (il faut combattre le mal par le mal !) au Tesco pour faire quelques courses, les copains débarquent dans quelques heures pour le week-end, je fais le plein…
Petit interlude publicitaire - ce message commence à être très long - la suite des programmes reprend dans quelques instants sur le message suivant pour permettre à certains une petite pause…
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